La méditation du coeur n'est pas seulement une technique,
c'est aussi une éthique, une mystique, une pratique
La sadhana, c'est la pratique

la conscience du coeur s'affermit par une pratique régulière
La méditation, ce n'est pas faire le vide dans son esprit, ce n'est pas non plus seulement se relaxer. Méditer c'est développer son attention, cultiver certaines aptitudes, certaines facultés.
La méditation, c'est l'entrainement de l'esprit, c'est l'ouverture du coeur.
Le coeur est en l'homme le réceptacle du maître intérieur indispensable à tout cheminement spirituel, le lieu de toute transformation.
Avec l'IRM, on note les différences entre un état au repos et un état méditatif.
Demandons nous pourquoi cela vaut-il la peine de transformer son esprit. On fait plein de choses pour la beauté physique. Et notre esprit, cette espèce de singe fou qui n'en fait qu'à sa tête, qui n'arrête pas de bouger, on le laisse dans l'état le plus sauvage.
La méditation, c'est transformer la manière dont fonctionne notre esprit, non pas pour le museler. Les gens confondent la maitrise de soi et le contr�le de l'esprit. J'aime bien prendre l'image du marin dont la liberté serait de ne pas toucher le gouvernail, de laisser son bateau aller au gré des vents et des courants. Cela ne s'appelle pas naviguer, mais dériver.
On entend dire parfois : "Je suis comme ça, c'est à prendre ou à laisser." L'idée qu'on ne peut pas se transformer parait une attitude extrêmement défaitiste et un peu paresseuse.
La méditation, cela n'a rien de difficile, mais c'est un entrainement : c'est transformer son esprit, c'est-à-dire la façon dont, du matin au soir, on fait l'expérience du monde.
Ce n'est pas quelque chose de mineur. C'est la qualité de chaque instant de l'existence qui dépend de la façon dont fonctionne notre esprit, de la façon dont on est, ou non, le jouet d'émotions destructrices, de la distraction permanente, des hauts et des bas absolument incontrolables et excessifs, comme de passer de l'euphorie à la dépression. Cela vaut la peine qu'on mette un peu d'ordre là-dedans. Il ne s'agit pas de faire des choses extraordinaires, il ne s'agit pas de léviter, ni d'acquérir la transmission de pensée, mais de vivre de façon optimale.
L'optimal, c'est la paix intérieure, la force d'âme, c'est une forme de confiance, d'altruisme, de compassion. C'est une manière d'être. Et les manières s'apprennent. On apprend tout dans la vie, pourquoi n'apprendrait-on pas à mieux faire fonctionner son esprit et à cultiver la sérénité ?
Cet apprentissage s'appelle la sadhana

Ainsi, l'itinéraire spirituel suppose-t-il, tout d'abord, que le coeur soit en perpétuelle purification, car plus le coeur se vide des traces de ce bas-monde, plus son miroir devient transparent, au point qu'il renvoie du profond de l'âme le souvenir de la Présence divine
La sobriété, pierre angulaire de la "méthode" que préconisent les pères du désert, et qui leur a valu le nom de Saints Nêptiques (du grec nêpsis : sobriété) est un outil, pas une fin en soi.
Il s'agit "d'une échelle qui conduit à la contemplation " »
« La pureté du coeur, c'est d'être net de toute souillure ; c'est d'être libre de toute passion cachée dans l'esprit, c'est d'être détaché des choses qui tombent sous le domaine des sens »
« Le corps nous permet, grâce à ses cinq sens, de communiquer avec l'extérieur. Support de l'incarnation de l'âme, nous pourrions dire, très grossièrement, qu'il en est la demeure. Sainte Thérèse d'Avila l'appelle "l'enchâssure du diamant". Il est aussi l'écran opaque qui rejette la lumière divine alors qu'il devrait au contraire la laisser le traverser afin de se répandre dans le cosmos. »
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